Conférence midi, mercredi 24 février 2016

L’Acfas-Sudbury vous invite à sa troisième conférence-midi : le mercredi 24 février 2016 de midi (12 h 00) à 13 h 00 au salon des Gouverneurs

Une mise en perspective de l’accident aux réacteurs nucléaires de Fukushima: quelques implications environnementales. (PDF)

François Caron, Ph.D
Professeur titulaire
Ecole de l’Environnement
Université Laurentienne.

François Caron

Résumé:
Le 11 mars 2011 a marqué l’histoire où l’un des deux seuls accidents nucléaires de proportion globale survenu. Cet événement a eu lieu à la station de Fukushima Daiichi, lequel a atteint le niveau 7, qui est le plus haut niveau sur l’échelle internationale des incidents nucléaires et radiologiques. L’accident est une conséquence indirecte d’un des plus importants séismes connus, lequel a engendré un tsunami qui a envahi les côtes des pays du Pacifique incluant le Japon et, malheureusement, la station nucléaire de Fukushima.

Cette station est constituée de 6 réacteurs: les unités 4, 5 et 6 étaient déjà en état d’arrêt planifié, tandis que les unités 1, 2 et 3 ont subi un arrêt automatique en raison du séisme.  Le tsunami qui a suivi a provoqué des pannes de courant et des dommages sur la plupart des générateurs au diesel, lesquels faisaient partie des plans d’urgence de production d’électricité en cas d’urgence. Sans électricité, les systèmes de refroidissement des réacteurs n’ont plus été en mesure de fonctionner, ce qui a engendré un surchauffement et des dommages importants dans le cœur du réacteur, et des piscines de désactivation du combustible irradié. Des incendies provoquées par la chaleur et la production d’hydrogène on répandu de la radioactivité sur une échelle planétaire.

Cet exposé est un sommaire de l’événement du 11 mars et des mois qui suivent. Les émissions radioactives seront mises en perspective par rapport à l’accident de Tchernobyl et d’autres réacteurs actifs. On parlera également du devenir des panaches de contamination sur une échelle globale.

Biographie:
Professeur Caron possède un baccalauréat ès Sciences (chimie, U. du Québec, Chicoutimi), une maîtrise en Sciences de L’Eau (INRS, Québec) et un doctorat en Géochimie (McMaster, Hamilton). Il a travaillé comme chercheur scientifique à Energie Atomique du Canada Limitée à Chalk River (ON) pendant presque 10 ans. Il a dirigé, entre autres, des projets sur la gestion des déchets nucléaires et la diminiution des émissions des réacteurs. Il a joint l’Université Laurentienne en l’an 2000, où il a continué son travail sur le devenir de la radioactivité dans les panaches de contaminants radioactifs des eaux souterraines. Il a également été l’Officier en Radioprotection de l’Université de 2001 à 2011. Il est récipiendaire du prix d’excellence en recherche “Découvertes” du Président en 1998 à EACL, du prix d’excellence de la Faculté de Sciences, Génie et Architecture (2014) et de l’Université Laurentienne (2015). Récemment, il a été conférencier invité à la conférence prestigieuse PACIFICHEM, portant sur “le rôle de la chimie environnementale pour la surveillance des environnements contaminés à Fukushima et autour du monde”.

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